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LA LIONNE PAKHET

  • scakhepri
  • il y a 5 minutes
  • 2 min de lecture

La grande Pakhet errait dans la Vallée de l'Orient. Les routes étaient coupées. Il n'y avait plus de prêtres pour la libation d'eau. J'ai conçu son temple, creusé dans la montagne et, pour son Ennéade, je fis les battants des portes en acacia incrusté de cuivre.

Inscription d'Hatchepsout au Spéos Artémidos.


PAKHET est une lionne dont le nom signifie féroce, celle qui griffe, qui met en lambeaux.

Elle est décrite dans les Textes des Sarcophages comme une chasseresse nocturne aux griffes acérées, de la nature de Sekhmet. On l'appelait aussi la déesse de l'entrée des ouadis, en référence à l'habitude des lions de fréquenter les points d'eau ou marigots aux franges du désert. Elle personnifie les pluies torrentielles qui s'abattent parfois sur le désert.


Pakhet était associée à Hor et assimilée à Aset, Sekhmet et Ouret-Hekaou. Les Grecs l'identifièrent à Artemis. Elle est peu représentée dans l'iconographie égyptienne. Léontocéphale, sur sa tête sont posés une couronne hathorique et un Disque solaire. Elle tient un sceptre Ouadj et un signe ankh.

Son arbre est l'ébénier du Soudan.

Elle revêt parfois la forme d'un serpent qui détruit les ennemis du Soleil.


Elle est la maîtresse des vivants, la lionne qui voit et pille pendant la nuit, précisent encore les Textes des Sarcophages.


Son principal lieu de culte est, en Moyenne Egypte, la région de Béni Hassan. La reine Hatchepsout et Thotmès III lui firent tailler dans une falaise un spéos- temple caverne- connu sous le nom grec de Spéos Artémidos, restauré par Sethy Premier. Un lieu étrange et magique près d'une nécropole de chats sacrés et à l'entrée d'une piste qui menait à des carrières de calcaire désignées comme la Montagne du Couteau. Elle était censée avoir creusé elle-même la vallée dont elle était la maîtresse et la protectrice.



Des amulettes de Pakhet étaient portées par les vivants comme objets de protection et de fécondité.

Auprès des défunts voyageurs, elle joue un rôle bénéfique.

Une inscription sur un scarabée la décrit comme le chef de toutes les divinités.

Son nom est mentionné dans les titres de certaines épouses de nomarques du XVIe nome dit de l'Oryx, dont elle est originaire et qui furent ses prêtresses.




 
 
 

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