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BANEBDJED

  • scakhepri
  • il y a 19 minutes
  • 2 min de lecture

BANEBDJED : Le Bélier, seigneur de Mendès, dieu principal de la capitale du XVIe nome de Basse Egypte. Une des nombreuses divinités béliers comptant parmi les plus anciennes de Kemet.




La triade mendésienne est formée de Banebdjed, de la déesse dauphin Hatmehyt et du petit dieu Harpocrate. Kheredouânkh, la mère d'Imhotep, se présente aussi comme la fille de Banebdjed.

Hatmehyt " La première des poissons " est une divinité singulière déjà présente dans les eaux du Noun. Ennemie héréditaire des crocodiles, elle ramena les membres d'Osiris sur son dos, ce qui en fait une entité bienveillante et très bénéfique. Outre Mendès, elle jouit d'un culte dans les temples de Haute Egypte comme Dendera et Edfou. Le poisson qu'elle porte sur la tête est un Schilbe, figuration du nome de Mendès. L'identification avec un dauphin n'est pas certaine, d'autant que le dauphin n'est pas un poisson mais un mammifère.


Les plus vieilles figurations le présentent comme un Bélier ou plutôt un Bouc aux cornes horizontales spiralées surmontées de la couronne Atef. Ce Bouc jouera un grand rôle dans l'imaginaire des premiers chrétiens qui l'assimileront au diable cornu accompagné de sorcières. Les Grecs l'identifient à PAN, la lubricité jamais assouvie. Pour les Egyptiens,ce Bélier des Béliers à la forte puissance génésique est un véritable obsédé sexuel qui ne pense qu'à saillir toutes les belles passant à sa portée. On comprend mieux que les prudes chrétiens le regardaient avec suspicion plutôt qu'avec concupiscence !

Pour les Egyptiens, il rend les hommes virils et féconds et donne aux femmes des enfants.

Une légende racontant qu'il aurait fécondé la mère du roi Ramsès III, il est alors vénéré en tant que père du roi.


Le mot bélier et le composant BA sont un même mot dans la langue égyptienne. Ainsi le dieu de Mendès est-il considéré comme le BA d'Osiris, de Rê, de Chou et de Geb, autrement dit le feu, l'air, la terre et l'eau. Leurs images étaient conservées dans quatre gigantesques naos monolithes de huit mètres placés aux quatre angles d'une cour du temple. Il ne reste aujourd'hui que celui de Chou dont les dimensions et la beauté sont sidérantes. Le nombre 4 est récurrent à Mendès, le bélier divin est d'ailleurs souvent figuré avec quatre visages.

 
 
 

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