BABA
- scakhepri
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BABA ou Bebôn est un dieu attesté dès les Textes des Pyramides vers -2700.
L'étymologie de son nom est inconnue. Il est lié à la racine signifiant Trou, écrit avec le signe de la couronne blanche et celui du flagellum réunis sur un pavois qui fait de lui un dieu lié à la royauté dans son aspect dangereux. On le nomme "Seigneur du ciel nocturne et taureau des babouins ".
Parfois confondu avec Seth, c'est une entité plutôt maléfique dont il faut se méfier.
Il se nourrit des entrailles de ceux qu'il a assassinés.
Il est figuré en babouin ithyphallique, en canidé rouge à l'arrière-train violacé ou encore en homme à tête de chien brandissant des couteaux.
Le Papyrus Jumilhac note qu'il est suivi d'une meute de 77 chiens féroces qui l'assistent dans ses méfaits car ils sont aussi querelleurs que lui.
Le Livre des Morts le présente comme un dieu à tête de chien et aux sourcils d'homme qui alimente les brasiers de l'Au-Delà.
A Edfou, il devient une entité hiéraconcéphale coiffée du pschent.
Son attribut le plus remarquable est un phallus servant de mât aux barques funéraires et de verrou aux portes du ciel, comme le précisent les Textes des Sarcophages.
Dans le contexte de la mélothésie, il est bien sûr associé au pénis.
Lors de la kérostasie, il cherche à dérober le cœur du défunt posé dans la balance, ce qui l'apparente à la Dévoreuse et le rend particulièrement dangereux.
Il est violent, menteur, querelleur, il dérobe les offrandes des déesses et cherche à discréditer les défunts dont les qualités sont évaluées. Rassurons-nous, c'est un piètre menteur et les dieux ne le croient pas, en particulier Thot. Un mythe raconte qu'il le surprit couché près d'une femme avec qui il désirait faire l'amour. A l'aide de formules magiques, il rendit son sexe inopérant et Baba furieux se retournant contre lui, il lui trancha la tête.
Cependant, rien n'étant noir ou blanc, la sexualité de ce dieu perturbateur peut se révéler bénéfique lorsqu'elle est bien contrôlée et canalisée de manière positive.
Dans la Douat
il écarte les serpents et autres créatures nuisibles qui menacent les défunts.
Ce parangon de virilité revêt un caractère lunaire qui l'apparente à la crue du Nil et à sa fécondité. Il est Celui qui procrée les enfants et engendre les veaux. Plus pratiques encore, les textes magiques précisent qu'il permet " à un homme de s'accoupler chaque fois qu'il en aura le désir. En somme, il est le maître des érections.





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