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Un message bien luté

  • 15 janv.
  • 3 min de lecture


Le Fils de Hapou donne des indices sur les modes de communication de Djehouty : Etait-il le commencement, le terme de l'univers ou, plus justement, sa continuité avec des hauts et des bas et en constants bouleversements ? Existait- il une entité supérieure à lui, à craindre ou à vénérer selon les aléas des calendriers, des sabliers, des zodiaques ou autres computs temporels ? Une chose est sûre, il ne plaçait pas l'homme au centre de tout. Ce qui est écrit à ce sujet est contestable, surtout les écrits prétendant diffuser une vérité définitive.


Thot n'a pas créé l'homme à son image. Qui voudrait ressembler à un singe, un ibis, un être énigmatique masqué depuis des millénaires ?

Ne serait-il pas plutôt une entité extra-terrestre, à redéfinir sans cesse et impossible à enfermer dans des images et des formes définitives ? Nous avons affaire à un dieu en libre service.


Djéhouty au cœur d'un inextricable réseau de contradictions reste le saint patron des dissidents, adeptes d'un dieu enseveli dans une gangue minérale. Il n'erre pas sans but, ne prétend pas que la matière peut évoluer sans un support spirituel. Isis lunaire, noire et myrionyme, fille de Thot est la mère des mythes apparus sur la face cachée des astres de notre galaxie.


Le miracle d'une seule chose s'accomplit au terme d'une lente trituration de la matière en fusion après avoir envisagé toutes les hypothèses et tenté toutes les expériences dans le creuset de Khemenou Hermopolis.

Plusieurs sortes de néant se croisent dans le laboratoire de Khemenou. Un seul échappe aux lois du hasard que décortiquent les Artisans du Trismégiste, concepteurs d'une géométrie inédite.

Thot hors du temps, de la matière, des intervalles dans l'espace, resta longtemps immobile, silencieux, dans la singularité initiale en phase avec le point zéro pouvant se confondre avec le Vide au moment favorable.



Djéhouty n'apprécie pas les itinéraires directs, il préfère les détours, les pierres roulant sous les pieds, les parois vertigineuses à la verticalité incertaine.


Thot pour s'affranchir des barrières d'un pseudo réel, d'un jeu de dupes toujours à l'affut.


Même l'imbroglio vertigineux où Thot nous entraîne relève de la philosophie sacerdotale des temples à l'Orient de Ta Meri. Devant les échecs répétés, l'Artiste finit par se poser les bonnes questions, au printemps, à l'heure du Bélier, dans l'oasis de Siwa où fleurit un natron de grande qualité apte à être cohobé, distillé plusieurs fois.

Entre le Bélier et le Taureau, le Fils de Hapou tend des draps de lin dans les champs, entre le fleuve et la montagne. Il sait aussi fabriquer des amulettes destinées à combattre tous les sortilèges qui peuvent surgir sur le bord des chemins.


Thot n'ouvre pas la porte avec une clef mais avec une substance qui pulvérise ce qui était autrefois pétrifié. Dans le naos, autour de la statue du dieu, rôde une lumière qui n'existe pas ailleurs qu'ici.

Placés au tiers de la hauteur de la pyramide, le Maître et son disciple deviennent imputrescibles, membres de la famille royale de Kemet. Le Loup Oupouaout prend une teinte verte quand il dévore l'âne de Seth. Vertes aussi les bougies qui se consument à l'intérieur de la crypte.

Thot fait fustiger par les Séthiens ceux qui tiennent cette Vierge pour quantité négligeable.



La solution de l'énigme thotienne se trouve à Karnak dans le temple suspendu des Shemsou Hor où sont gravés les signes permettant de rester vivant jusqu'à la réussite de l'Oeuvre. Encore faut-il oser franchir la distance entre Khemenou et la tombe athanor de Pétosiris, prêtre de Djéhouty.

 
 
 

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