EPOPTIE
- 16 avr.
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Il me déposa au milieu du temple en ruines et me demanda de le reconstruire.
Le scorpion et le soleil se tenaient sous la pierre attendant, l'un le retour de la pénombre, l'autre celui de la lumière différenciée.
Tout était à sa place mais rien n'était en ordre. Les Shemsou-Serkhet parlent une langue secrète véhiculant le savoir et les connaissances des plus anciens collèges de guerriers amés de traits acérés qui transpercent les boucliers les plus épais.
Ils ne lisent pas les symboles comme les autres fraternités, travaillent en décalage de la norme, cherchent le sens caché des vocables et des acclamations.

Les rites tempèrent la violence par la répétition mais n'abolissent pas la combativité et le désir de franchir les obstacles, de triompher des épreuves, de favoriser l'adaptation des aspects obsolètes des mystagogies d'autrefois. Ce qui était interdit devient soudain essentiel, incontournable, aucun retour envisageable à une vision profane. La Veuve est devenue la prêtresse d'un collège de boiteux qui, les yeux bandés, scrutent la lumière intérieure allumée dans le JB.

Les pierres mutilées, jetées au sol, renforcent mon désir de relever le temple, de donner un nom aux escaliers, aux couloirs, aux chapelles divines protégeant le naos et aux dieux qui l'investissent quand un premier netjer est célébré en ce lieu n'ayant aucune autre utilité.
Dimension sacrée de l'ésotérisme, art de laisser fusionner l'albâtre et le quartzite.
Esotérisme : passer dans le sacré au sein de sanctuaires destinés à n'être jamais achevés.





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