RETOUR A DENDERA

Le temple de DENDERA est à a fois virtuel et bien ancré dans le limon mêlé au sable.
Ici, sans se concerter, les maîtres d'oeuvre ont exploité toutes les techniques et les formes possibles.
Les ouvriers étaient des spécialistes de la pierre et de la brique aux propriétés merveilleuses et insoupçonnées.
Une excellente organisation des réseaux dynamiques assure la beauté et la cohésion de l'ensemble.
Tout est conçu pour que les dieux et les hommes se rencontrent mais le plus court chemin pour aller d'un point à un autre à été occulté.
Les repères visuels ne sont discernables qu'à la lumière d'un soleil qui ne pénètre jamais dans certaines parties du monument, comme les cryptes placées à l'intérieur des murs.
Texte gravé dans la chapelle de l'Androgyne horien : Il est déjà loin le prêtre qui ouvrit cette porte pour la première fois. Il est parti à regret car sa trop grande sainteté faisait de l'ombre à ses collègues. Il est resté présent dans la mémoire des pierres, dans le hiéroglyphe du marcheur avançant appuyé sur un bâton qui pourrait bien être la crosse d'un magicien. Il chemine dans une forêt qui croissait ici des millénaires auparavant.
A quoi sert le triomphe de l'inéluctable ? Le temple de la Déesse dorée se joue des attaques de l'entropie métaphysique et de l'inconséquence des hommes qui changent de dieux et de croyances.

Dendera est le temple de la légèreté, de l'enthousiasme. Peu de chance ici de ne pas être heureux et habité d' une vie immédiate et satisfaisante.
Je voudrais revenir une fois encore à Dendera avec tous mes compagnons décédés.
A bien y réfléchir, j'en arrive à cette conclusion : Est-il envisageable d'être heureux ailleurs que dans ce temple de Haute Egypte reconstruit par la reine Cléopâtre ?





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